La TSR

Derrière les exigences du reportage, l'ombre de la fiction

« Je suis entré à la télévision romande en 1964. La télévision commençait à développer ses techniques de cinéma léger. Je ne me suis jamais considéré comme un homme de télévision, dans la mesure où contrairement à beaucoup de mes camarades (Soutter, entre autres), je ne suis pas passé par les émissions en direct, ni par les dramatiques. Passionné par les techniques du cinéma léger, j'ai tout naturellement commencé par le film. Il y avait des possibilités de travail dans le reportage, avec une équipe légère dotée de la caméra Coutant. Tout un monde à explorer. Cela me suffisait. Pour "Continents sans visa", qui était une émission souvent coproduite avec "Cinq colonnes à la une", je suis allé très souvent en Angleterre, pays que je connaissait bien. En cinq ans, j'ai réalisé une quarantaine de sujets pour le département de l'information. Il y eut aussi la série "Aujourd'hui", qui m'a donné la possibilité d'approfondir les techniques télévisuelles. L'émission que nous avons faite ensemble sur le peintre jurassien Claude Evard est sans doute celle qui m'a permis d'aller le plus loin dans l'expression de ce langage. »

Alain Tanner, "Jeune cinéma", 1972 - Sources : "Alain Tanner-John Berger", Tome 23, Coll. Théâtres au Cinéma, Bobigny 2011

Mise à jour le Mercredi, 12 Octobre 2011 15:02